Si l’on apprend à l’école que la géométrie est le déploiement des nombres dans l’espace, on n’y apprend plus vraiment que la musique — ou la physique du son — est le déploiement des nombres dans le temps.
On peut partir d’une loi mathématique comme le théorème de Pythagore et en tirer, en géométrie, un triangle particulier dont les côtés sont des nombres entiers (3, 4, 5). Mais qu’en est-il en musique ?
Cette même loi mathématique nous conduit… à l’accord parfait majeur.
On peut alors jouer avec la géométrie, les fractions et les proportions pour retrouver les accords, les intervalles, les notes — Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si… On peut aussi mobiliser les mathématiques pour construire des rythmes : les nombres premiers, les divisions du temps, les symétries, les polygones réguliers ou irréguliers deviennent alors des outils de création. Et une partition, ce n’est rien d’autre qu’un tableau à double entrée.
Mais comment tout cela prend-il sens ? En mettant la main à la pâte.
On découpe des tuyaux en PVC, on accorde des monocordes, on fabrique des instruments, on construit des rythmes pour une batterie électronique, on accompagne des chants… et peu à peu, on développe tout un matériel pour inventer notre propre musique.
Le matériel ?
…et bien oui, il a fallu imaginer et construire l’animation ainsi que son matériel. Des calculs, du bricolage, du prototypage, des matinées chez le luthier Philippe Brasseur, un passage au FabLab de l’ULB et à celui d’Andenne. Voilà, c’est prêt !
